GUERISON MIRACULEUSE
A CONTAMINE
Déposition de M. Dunant, curé de Contamine

En l'année 1629, vers la fête de Pâques, un nommé Amé, fils de feu Jean Voutier, dit Grive, âgé de quatorze ans, tomba malade d'une contraction des nerfs, mais en telle sorte que la véhémence du mal lui avait tout contourné les genoux, et lui faisait éprouver de grandes douleurs aux reins, et depuis les hanches jusqu'en bas.

Il demeura entièrement impotent et paralytique, sans pouvoir faire aucun usage de ses jambes, pas plus que s'il en eût complètement privé, restant immobile où on le portait.

Vers la fête de Saint Jean Baptiste, on lui appliqua un emplâtre de cire sur les reins, et plusieurs autres remèdes ; mais au lieu de la soulager, ces remèdes ne firent qu'aggraver son mal et augmenter ses douleurs.

Il demeura en ce triste état jusqu'à la fête de Saint Michel.

Or, un jour je fus tout étonné de voir marcher cet enfant, sain, dispos et gaillard.

Je m'enquis près de Georges Deturche sa mère. Elle me raconta qu'une fois, fort tard dans la nuit, étant couchée près de son fils, et ne pouvant dormir à cause des lamentations et des cris que lui arrrachait la violence de son mal, elle s'était levée sur son lit, à genoux et, les mains jointes, elle avait fait vœu pour son fils au bienheureux François de Sales que, s'il plaisait à Dieu, par les prières et intercessions du même Bienheureux, lui rendre la santé, elle irait au Sépulcre dudit Bienheureux Saint, offrirait une chandelle de la longueur de son fils, et ferait célébrer une messe.

Au même instant, l'enfant affligé s'écria : Mère, je suis guéri ! je commence à étendre mes jambes, et les douleurs me sont presque passées ; je me lèverai demain et mènerait paître les brebis ! Ce qu'il fit, sans aucune incommodité.

Il n'eut jamais depuis aucun ressentiment de son mal, sauf durant quatre ou cinq jours que ses genoux lui causèrent encore un peu de douleur.

Je crois cette grâce miraculeuse, attendu cette prompte guérison après une paralysie complète de six mois.

Plusieurs de ma paroisse ont invoqué le Bienheureux et en ont reçu de grandes grâces et faveurs.

Source: Extrait de "Pouvoir de Saint François de Sales – Annecy, Burdet 1865 – Recopié à la B.P.U Genève

Vauthier Amé (Amédée), fils de Jean et de George Desturches épousa Claudine Falquet, le 26 juin 1640 à Faucigny. Ce couple a une nombreuse descendance.

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Blanc Andrée

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